Le contexte

L'agriculture guadeloupéenne dispose d'atouts réels mais elle doit composer avec de multiples chocs

L'agriculture guadeloupéenne dispose d'atouts réels — biodiversité, savoir-faire paysan, potentiel d'emploi, climat favorable et sols fertiles — mais elle doit composer avec de multiples chocs : changement climatique, mondialisation des marchés, pandémies, mobilisations sociales. Autant de défis qu'elle doit relever pour nourrir la population guadeloupéenne et valoriser le territoire. Pour cela, elle doit contribuer à l’émergence de systèmes alimentaires durables et résilients, capables d’améliorer l’autonomie alimentaire des générations futures. 

Le CESE (27-2020) préconise pour la Guadeloupe qu’elle produise plus pour couvrir la demande des consommateurs dans un marché très concurrentiel et qu’elle produise mieux pour répondre à leurs attentes en termes d’alimentation éthique, accessible à tous, basée sur des produits sains, et avec des impacts environnementaux maîtrisés. C'est un objectif d'autant plus difficile à atteindre que le foncier agricole guadeloupéen est en constante érosion et qu'une partie significative est durablement contaminée par la chlordécone.